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  • lesmusicovores

IAM, on s’impatientait !

Ce 20 octobre dernier, IAM est venu ravir les Rémois en manque de rimes et de nouveauté musicale. Un concert très attendu puisqu’il s’agit d’un report, initialement prévu en 2020. Mais on l’a eu ! Ils sont venus, on a vu, ils ont vaincu.





Soyons honnêtes, ce concert a marqué mon retour dans le paysage musical rémois. Mercredi dernier, j’ai, comme pour beaucoup d’entre vous j’imagine, éprouvé un grand plaisir à fouler de nouveau le parterre de la Cartonnerie. Celle qui a encore, pour l’heure, le monopole de la scène rémoise est revenue dans ma vie (ou moi dans la sienne ! Ce qui paraît moins impressionnant tout de suite).


Le Studio 511 a eu la gageure d’en être la première partie. Les neuf jeunes gens qui composent le collectif ont eu la malice et l’audace de danser à l’effigie de sa tête d’affiche. Sur les sons des Maîtres du rap français, « Petit Frère » conté en voix off comme fil rouge, le spectacle qu’ils ont offert, quoiqu’un peu bref, a intelligemment introduit LE nom lisible sur leurs t-shirt flockés : IAM !


Je ne reviendrais pas sur l’importance de la culture dans la société qui nous sous-tend et dans nos vies. Essentielle ou non (quoi !??), chacun voit midi à sa porte et détient son avis sur la question. Mais (bah oui, forcément, vous croyez quoi ?), depuis quand est-elle soumise à des « qualités de » et jugements de valeurs ? La culture nous anime, nous nourrit, nous habite. Même le moins mélomane des individus s’est déjà surpris à tapoter du pied sur un air entrainant, au sortir de la douche, pendant son ménage ou au volant de sa voiture, toutes vitres baissées. Alors, peut-être à tort (l’avenir nous le dira) et qu’importe, après tout on n’a qu’une vie et quelle valeur a-t-elle si on ne la raconte pas ? Et oui, nouvel élan, nouveau site, du coup, nouvel angle pour mes chroniques : un peu plus « d’amour et d’amitié », non…d’humour et moins de sérieux ! (oui, ça tient à très peu de choses, hein ?!)


Depuis sa formation en 1988, IAM ne cesse de nous narrer et rapper des histoires, leur histoire. C’est pourquoi ils reviennent avec un nouvel – enfin, nouveau, tout est relatif, car sorti en 2019. Mais comme l’Univers s’est arrêté de vivre (pandémie oblige), le Monde a deux ans de retard – album Yasuke, l’épopée d’un esclave africain qui devient Samouraï au Japon dans les années 1930-50 (alors y’a pas un peu d’apport de culture, là ?). L’appellation de cet opus augure un refus de déposer les armes, un désir de dépassement. La force d’IAM c’est ça, se dépasser ! C’est façonner indéfiniment, se renouveler, évoluer, persévérer, se fixer de nouveaux objectifs. Et ce que je peux vous dire c’est qu’une nouvelle fois, les tauliers du rap/hiphop français ont su le faire et briller « sous la même étoile ».






A Reims, c’est mercredi dernier que le groupe marseillais assurait la promotion de ce dernier album. Alors nous revoilà, mon acolyte photographe et moi, en route pour danser « le Mia ». Après X mois sans s’être vu, on en avait du temps à rattraper, des choses à se dire et des nouvelles à fêter (j’avoue, on a un peu fait nos filles !). De même qu’IAM pour son public (pas pour les filles mais pour les choses à raconter). De ce fait, ensemble on s’est « mangé du gros son de macaque », on n’a pas joué « avec les mêmes cartes » mais on s’est pris pour des « Samouraï » et des Padawan issus de Star Wars dans « l’Empire du coté obscure », brandissant nos lasers rouges. Indéniablement, on a été « dans toutes les situations ».


22h02, les classiques sont dans la place. Après avoir « déserté les terrains de jeux », le « Petit frère » s’est pointé avec « ses bottes de sept lieues ». La foule, adepte, scandait les refrains des titres phares des Marseillais. « On revenait » pour les rappels, un « Mia » plus tard, on se souvenait « des soirées, au début des années 80, où l’ambiance était chaude et les mecs rentraient Stan Smith aux pieds, le regard froid ». Au fond, IAM c’est la musique et des histoires à travers le temps où « tout le monde se levait, des cercles se formaient », c’était « la bonne époque ».


Merci IAM, ça fait du bien et c’est intemporel !



Texte : Cindy Latique

Photo : Joel Dera



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